<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Poeme</title>
	<atom:link href="http://www.poeme.pro/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.poeme.pro</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 25 Aug 2010 07:49:08 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.1</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>L’énigme</title>
		<link>http://www.poeme.pro/poeme/l-enigme/</link>
		<comments>http://www.poeme.pro/poeme/l-enigme/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 07:49:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tdomf_16d49</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poème]]></category>
		<category><![CDATA[anonyme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poeme.pro/?p=8511</guid>
		<description><![CDATA[Combien de gens ai-je habillés ? 
A combien d’autres j’ai rapiécé ? 
Parmi les pauvres et les nantis. 
Combien d’épines ai-je enlevées ? 
[...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Combien de gens ai-je habillés ?<br />
A combien d’autres j’ai rapiécé ?<br />
Parmi les pauvres et les nantis.<br />
Combien d’épines ai-je enlevées ?<br />
Combien de furoncles ai-je percés ?<br />
A ceux qui traînent des maladies.</p>
<p>Combien de boucles d’oreilles portées grâce à moi<br />
A combien suis-je utile, c’est ainsi qu’on me voit,<br />
Dans la vie de tous, je suis incontestable.<br />
Oh ! Combien de mariées ai-je parées de surcroît,<br />
Ainsi que leurs conjoints que j’ai embellis à leurs choix<br />
Pour paraître devant les gens agréables</p>
<p>Combien de gens ai-je protégés,<br />
Combien on ai-je couvert de près,<br />
D’un habit sur mesure ?<br />
De combien je m’en suis occupé,<br />
Leur assurant des biens en quantité<br />
Mais ils sont ingrats de nature.</p>
<p>J’ai pris conscience une fois trop tard,<br />
Des services que j’ai rendus au départ,<br />
Devenant semblable au laboureur des eaux.<br />
Que voulez vous ? Je connais l’homme et son hasard,<br />
Autrement, je n’ai aucun profit à part,<br />
Mais j’ai fait ça parce qu’il le faut.</p>
<p>Si tous mes dires vous paraissent étranges,<br />
Ce ne sont que des maximes que j’arrange<br />
Et que j’ai pris du riche terroir.<br />
Toutes ces paroles que je mélange,<br />
Pour parler de moi et de l’aiguille en échange<br />
Qui est restée nue, allez-y voir.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.poeme.pro/poeme/l-enigme/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Chère amie</title>
		<link>http://www.poeme.pro/poeme/chere-amie/</link>
		<comments>http://www.poeme.pro/poeme/chere-amie/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Aug 2010 09:19:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tdomf_16d49</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poème]]></category>
		<category><![CDATA[anonyme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poeme.pro/?p=8481</guid>
		<description><![CDATA[Je t'écris ces mots, pour te dire merci,
car passer avec toi ces quelques nuits,
au fond d'une cave ou calés dans ton lit,
n'a pas suffit à refréner mes envies.
[...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je t&#8217;écris ces mots, pour te dire merci,<br />
car passer avec toi ces quelques nuits,<br />
au fond d&#8217;une cave ou calés dans ton lit,<br />
n&#8217;a pas suffit à refréner mes envies.</p>
<p>Ce soir-là, tu as découvert ma folie,<br />
moi qui pensait m&#8217;être à nouveau assagi.<br />
Ce soir-là, j&#8217;ai découvert tes lubies,<br />
tu m&#8217;as fait rêver, as bercé mes nuits.</p>
<p>Par mes questions farfelues, tu as crue être saisie,<br />
être capturée dans un cadre, une prison honnie.<br />
Mais il n&#8217;en est rien, je crois que tu l&#8217;as compris,<br />
toi comme moi tenons trop à cette liberté chérie.</p>
<p>Que va-t-il se passer maintenant que je suis reparti ?<br />
Rien justement, voilà notre parti pris !<br />
Ne nous promettons rien, nous en serions détruit,<br />
laissons place au hasard, qui a déjà si bien agi.</p>
<p><strong>Polo 2 Bodi</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.poeme.pro/poeme/chere-amie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sois tranquille, cela viendra !</title>
		<link>http://www.poeme.pro/poeme/sois-tranquille-cela-viendra/</link>
		<comments>http://www.poeme.pro/poeme/sois-tranquille-cela-viendra/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Aug 2010 09:36:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poème]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Jaccottet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poeme.pro/?p=8431</guid>
		<description><![CDATA[Sois tranquille, cela viendra ! Tu te rapproches, 
tu brûles! Car le mot qui sera à la fin 
du poëme, plus que le premier sera proche 
de ta mort, qui ne s'arrête pas en chemin.
[...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sois tranquille, cela viendra ! Tu te rapproches,<br />
tu brûles! Car le mot qui sera à la fin<br />
du poëme, plus que le premier sera proche<br />
de ta mort, qui ne s&#8217;arrête pas en chemin.</p>
<p>Ne crois pas qu&#8217;elle aille s&#8217;endormir sous des branches<br />
ou reprendre souffle pendant que tu écris.<br />
Même quand tu bois à la bouche qui étanche<br />
la pire soif, la douce bouche avec ses cris</p>
<p>doux, même quand tu serres avec force le noeud<br />
de vos quatre bras pour être bien immobiles<br />
dans la brûlante obscurité de vos cheveux, </p>
<p>elle vient, Dieu sait par quels détours, vers vous deux,<br />
de très loin ou déjà tout près, mais soit tranquille,<br />
elle vient : d&#8217;un à l&#8217;autre mot tu es plus vieux.</p>
<p><em>L&#8217;Effraie, 1954</em></p>
<p><strong>Philippe Jaccottet | né en 1925</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.poeme.pro/poeme/sois-tranquille-cela-viendra/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sois soumis, mon chagrin</title>
		<link>http://www.poeme.pro/poeme/sois-soumis-mon-chagrin/</link>
		<comments>http://www.poeme.pro/poeme/sois-soumis-mon-chagrin/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 10 Aug 2010 09:18:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poème]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Perec]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poeme.pro/?p=8381</guid>
		<description><![CDATA[Sois soumis, mon chagrin, puis dans ton coin sois sourd. 
Tu la voulais la nuit, la voilà, la voici. 
Un air tout obscurci a chu sur nos faubourgs, 
Ici portant la paix, là bas donnant souci.
[...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sois soumis, mon chagrin, puis dans ton coin sois sourd.<br />
Tu la voulais la nuit, la voilà, la voici.<br />
Un air tout obscurci a chu (= est tombé) sur nos faubourgs,<br />
Ici portant la paix, là bas donnant souci.</p>
<p>Tandis qu&#8217;un vil magma d&#8217;humains, oh, trop banals,<br />
Sous l&#8217;aiguillon Plaisir, guillotin sans amour,<br />
Va puisant son poison aux puants carnavals.<br />
Mon chagrin, saisis moi la main; là pour toujours </p>
<p>Loin d&#8217;ici. Vois s&#8217;offrir sur un balcon d&#8217;oubli,<br />
Aux habits pourrissants, nos ans qui sont partis ;<br />
Surgir du fond marin un guignon souriant ; </p>
<p>Apollon moribond s&#8217;assoupir sous un arc.<br />
Puis ainsi qu&#8217;un drap noir traînant au clair ponant (= Occident)<br />
Ouïs (= écoute), Amour, ouïs la Nuit qui sourd du parc.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Trois chansons par un fils adoptif du commandant Aupick&nbsp;&raquo;, dans La Disparition, 1965</em></p>
<p><strong>Georges Perec | 1936 &#8211; 1982</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.poeme.pro/poeme/sois-soumis-mon-chagrin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Môme néant</title>
		<link>http://www.poeme.pro/poeme/la-mome-neant/</link>
		<comments>http://www.poeme.pro/poeme/la-mome-neant/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Aug 2010 09:35:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poème]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Tardieu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poeme.pro/?p=8331</guid>
		<description><![CDATA[Quoi qu'a dit ? 
- A dit rin.

Quoi qu'a fait ? 
- A fait rin.
[...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quoi qu&#8217;a dit ?<br />
- A dit rin.</p>
<p>Quoi qu&#8217;a fait ?<br />
- A fait rin.</p>
<p>A quoi qu&#8217;a pense ?<br />
- A pense à rin.</p>
<p>Pourquoi qu&#8217;a dit rin ?<br />
Pourquoi qu&#8217;a fait rin ?</p>
<p>Pourquoi qu&#8217;a pense à rin ?<br />
- A&#8217; xiste pas.</p>
<p><em>Monsieur Monsieur, 1951</em></p>
<p><strong>Jean Tardieu | 1903 &#8211; 1995</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.poeme.pro/poeme/la-mome-neant/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Je crains pas ça tellment la mort de mes entrailles</title>
		<link>http://www.poeme.pro/poeme/je-crains-pas-ca-tellment-la-mort-de-mes-entrailles/</link>
		<comments>http://www.poeme.pro/poeme/je-crains-pas-ca-tellment-la-mort-de-mes-entrailles/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Aug 2010 07:41:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poème]]></category>
		<category><![CDATA[Raymond Queneau]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poeme.pro/?p=8281</guid>
		<description><![CDATA[Je crains pas ça tellment la mort de mes entrailles 
et la mort de mon nez et celle de mes os 
Je crains pas ça tellment moi cette moustiquaille 
qu’on baptisa Raymond d’un père dit Queneau
[...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je crains pas ça tellment la mort de mes entrailles<br />
et la mort de mon nez et celle de mes os<br />
Je crains pas ça tellment moi cette moustiquaille<br />
qu’on baptisa Raymond d’un père dit Queneau</p>
<p>Je crains pas ça tellment où va la bouquinaille<br />
les quais les cabinets la poussière et l’ennui<br />
Je crains pas ça tellment moi qui tant écrivaille<br />
et distille la mort en quelques poésies</p>
<p>Je crains pas ça tellment La nuit se coule douce<br />
entre les bords teigneux des paupières des morts<br />
Elle est douce la nuit caresse d’une rousse<br />
le miel des méridiens des pôles sud et nord</p>
<p>Je crains pas cette nuit Je crains pas le sommeil<br />
absolu Ça doit être aussi lourd que le plomb<br />
aussi sec que la lave aussi noir que le ciel<br />
aussi sourd qu’un mendiant bêlant au coin d’un pont</p>
<p>Je crains bien le malheur le deuil et la souffrance<br />
et l’angoisse et la guigne et l’excès de l’absence<br />
Je crains l’abîme obèse où gît la maladie<br />
et le temps et l’espace et les torts de l’esprit</p>
<p>Mais je crains pas tellment ce lugubre imbécile<br />
qui viendra me cueillir au bout de son curdent<br />
lorsque vaincu j’aurai d’un œil vague et placide<br />
cédé tout mon courage aux rongeurs du présent</p>
<p>Un jour je chanterai Ulysse ou bien Achille<br />
Énée ou bien Didon Quichotte ou bien Pansa<br />
Un jour je chanterai le bonheur des tranquilles<br />
les plaisirs de la pêche ou la paix des villas</p>
<p>Aujourd’hui bien lassé par l’heure qui s’enroule<br />
tournant comme un bourrin tout autour du cadran<br />
permettez mille excuz à ce crâne — une boule —<br />
de susurrer plaintif la chanson du néant</p>
<p><em>L&#8217;Instant fatal, 1948</em></p>
<p><strong>Raymond Queneau | 1903 &#8211; 1974</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.poeme.pro/poeme/je-crains-pas-ca-tellment-la-mort-de-mes-entrailles/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Rose et le Réséda</title>
		<link>http://www.poeme.pro/poeme/la-rose-et-le-reseda/</link>
		<comments>http://www.poeme.pro/poeme/la-rose-et-le-reseda/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 Aug 2010 09:08:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poème]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Aragon]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poeme.pro/?p=8231</guid>
		<description><![CDATA[Celui qui croyait au ciel 
Celui qui n'y croyait pas 
Tous deux adoraient la belle 
Prisonnière des soldats 
[...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Celui qui croyait au ciel<br />
Celui qui n&#8217;y croyait pas<br />
Tous deux adoraient la belle<br />
Prisonnière des soldats<br />
Lequel montait à l&#8217;échelle<br />
Et lequel guettait en bas<br />
Celui qui croyait au ciel<br />
Celui qui n&#8217;y croyait pas<br />
Qu&#8217;importe comment s&#8217;appelle<br />
Cette clarté sur leur pas<br />
Que l&#8217;un fut de la chapelle<br />
Et l&#8217;autre s&#8217;y dérobât<br />
Celui qui croyait au ciel<br />
Celui qui n&#8217;y croyait pas<br />
Tous les deux étaient fidèles<br />
Des lèvres du coeur des bras<br />
Et tous les deux disaient qu&#8217;elle<br />
Vive et qui vivra verra<br />
Celui qui croyait au ciel<br />
Celui qui n&#8217;y croyait pas<br />
Quand les blés sont sous la grêle<br />
Fou qui fait le délicat<br />
Fou qui songe à ses querelles<br />
Au coeur du commun combat<br />
Celui qui croyait au ciel<br />
Celui qui n&#8217;y croyait pas<br />
Du haut de la citadelle<br />
La sentinelle tira<br />
Par deux fois et l&#8217;un chancelle<br />
L&#8217;autre tombe qui mourra<br />
Celui qui croyait au ciel<br />
Celui qui n&#8217;y croyait pas<br />
Ils sont en prison Lequel<br />
A le plus triste grabat<br />
Lequel plus que l&#8217;autre gèle<br />
Lequel préfère les rats<br />
Celui qui croyait au ciel<br />
Celui qui n&#8217;y croyait pas<br />
Un rebelle est un rebelle<br />
Deux sanglots font un seul glas<br />
Et quand vient l&#8217;aube cruelle<br />
Passent de vie à trépas<br />
Celui qui croyait au ciel<br />
Celui qui n&#8217;y croyait pas<br />
Répétant le nom de celle<br />
Qu&#8217;aucun des deux ne trompa<br />
Et leur sang rouge ruisselle<br />
Même couleur même éclat<br />
Celui qui croyait au ciel<br />
Celui qui n&#8217;y croyait pas<br />
Il coule il coule il se mêle<br />
À la terre qu&#8217;il aima<br />
Pour qu&#8217;à la saison nouvelle<br />
Mûrisse un raisin muscat<br />
Celui qui croyait au ciel<br />
Celui qui n&#8217;y croyait pas<br />
L&#8217;un court et l&#8217;autre a des ailes<br />
De Bretagne ou du Jura<br />
Et framboise ou mirabelle<br />
Le grillon rechantera<br />
Dites flûte ou violoncelle<br />
Le double amour qui brûla<br />
L&#8217;alouette et l&#8217;hirondelle<br />
La rose et le réséda</p>
<p><em>Le Mot d&#8217;ordre, 1942</em></p>
<p><strong>Louis Aragon | 1897 &#8211; 1982</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.poeme.pro/poeme/la-rose-et-le-reseda/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur</title>
		<link>http://www.poeme.pro/poeme/la-courbe-de-tes-yeux-fait-le-tour-de-mon-coeur/</link>
		<comments>http://www.poeme.pro/poeme/la-courbe-de-tes-yeux-fait-le-tour-de-mon-coeur/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 02 Aug 2010 08:42:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poème]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Eluard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poeme.pro/?p=8181</guid>
		<description><![CDATA[La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur, 
Un rond de danse et de douceur, 
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr, 
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu 
[...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,<br />
Un rond de danse et de douceur,<br />
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,<br />
Et si je ne sais plus tout ce que j&#8217;ai vécu<br />
C&#8217;est que tes yeux ne m&#8217;ont pas toujours vu.</p>
<p>Feuilles de jour et mousse de rosée,<br />
Roseaux du vent, sourires parfumés,<br />
Ailes couvrant le monde de lumière,<br />
Bateaux chargés du ciel et de la mer,<br />
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,</p>
<p>Parfums éclos d&#8217;une couvée d&#8217;aurores<br />
Qui gît toujours sur la paille des astres,<br />
Comme le jour dépend de l&#8217;innocence<br />
Le monde entier dépend de tes yeux purs<br />
Et tout mon sang coule dans leurs regards.</p>
<p><em>Capitale de la douleur, 1926</em></p>
<p><strong>Paul Eluard | 1895 &#8211; 1952</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.poeme.pro/poeme/la-courbe-de-tes-yeux-fait-le-tour-de-mon-coeur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Arbre</title>
		<link>http://www.poeme.pro/poeme/larbre/</link>
		<comments>http://www.poeme.pro/poeme/larbre/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 07:44:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poème]]></category>
		<category><![CDATA[Antonin Artaud]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poeme.pro/?p=8131</guid>
		<description><![CDATA[Cet arbre et son frémissement 
forêt sombre d'appels, 
de cris, 
mange le coeur obscur de la forêt.
[...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cet arbre et son frémissement<br />
forêt sombre d&#8217;appels,<br />
de cris,<br />
mange le coeur obscur de la forêt.</p>
<p>Vinaigre et lait, le ciel, la mer,<br />
la masse épaisse du firmament,<br />
tout conspire à ce tremblement,<br />
qui gîte au coeur épais de l&#8217;ombre.</p>
<p>Un coeur qui crève, un astre dur<br />
qui se dédouble et fuse au ciel,<br />
le ciel limpide qui se fend<br />
à l&#8217;appel su soleil sonnant,<br />
font le même bruit, font le même bruit,<br />
que la nuit et l&#8217;arbre au centre du vent.</p>
<p><em>L&#8217;Ombilic des limbes, 1925</em></p>
<p><strong>Antonin Artaud | 1896 &#8211; 1948</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.poeme.pro/poeme/larbre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les Pas</title>
		<link>http://www.poeme.pro/poeme/les-pas/</link>
		<comments>http://www.poeme.pro/poeme/les-pas/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 07:48:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poème]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Valéry]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.poeme.pro/?p=8081</guid>
		<description><![CDATA[Tes pas, enfants de mon silence, 
Saintement, lentement placés, 
Vers le lit de ma vigilance 
Procèdent muets et glacés.
[...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tes pas, enfants de mon silence,<br />
Saintement, lentement placés,<br />
Vers le lit de ma vigilance<br />
Procèdent muets et glacés.</p>
<p>Personne pure, ombre divine,<br />
Qu&#8217;ils sont doux, tes pas retenus !<br />
Dieux !&#8230; tous les dons que je devine<br />
Viennent à moi sur ces pieds nus ! </p>
<p>Si, de tes lèvres avancées,<br />
Tu prépares pour l&#8217;apaiser,<br />
A l&#8217;habitant de mes pensées<br />
La nourriture d&#8217;un baiser, </p>
<p>Ne hâte pas cet acte tendre,<br />
Douceur d&#8217;être et de n&#8217;être pas,<br />
Car j&#8217;ai vécu de vous attendre,<br />
Et mon coeur n&#8217;était que vos pas. </p>
<p><strong>Paul Valéry | 1871 &#8211; 1945</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.poeme.pro/poeme/les-pas/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
