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	<title>Poeme &#187; Alphonse de Lamartine</title>
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		<title>Le lac</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 08:32:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poème]]></category>
		<category><![CDATA[Alphonse de Lamartine]]></category>

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		<description><![CDATA[Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, 
Dans la nuit éternelle emportés sans retour, 
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges 
Jeter l'ancre un seul jour ?
[...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,<br />
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,<br />
Ne pourrons-nous jamais sur l&#8217;océan des âges<br />
Jeter l&#8217;ancre un seul jour ?</p>
<p>Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,<br />
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,<br />
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre<br />
Où tu la vis s’asseoir !</p>
<p>Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes ;<br />
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés ;<br />
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes<br />
Sur ses pieds adorés.</p>
<p>Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;<br />
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,<br />
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence<br />
Tes flots harmonieux.</p>
<p>Tout à coup des accents inconnus à la terre<br />
Du rivage charmé frappèrent les échos ;<br />
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère<br />
Laissa tomber ces mots :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices,<br />
Suspendez votre cours !<br />
Laissez-nous savourer les rapides délices<br />
Des plus beaux de nos jours !</p>
<p>&laquo;&nbsp;Assez de malheureux ici-bas vous implorent,<br />
Coulez, coulez pour eux ;<br />
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;<br />
Oubliez les heureux. </p>
<p>&laquo;&nbsp;Mais je demande en vain quelques moments encore :<br />
Le temps m’échappe et fuit ;<br />
Je dis à cette nuit : &laquo;&nbsp;Sois plus lente&nbsp;&raquo; ; et l’aurore<br />
Va dissiper la nuit.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,<br />
Hâtons-nous, jouissons !<br />
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;<br />
Il coule, et nous passons !&nbsp;&raquo; </p>
<p>Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,<br />
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,<br />
S’envolent loin de nous de la même vitesse<br />
Que les jours de malheur ?</p>
<p>Hé quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?<br />
Quoi ! passés pour jamais ? quoi ! tout entiers perdus ?<br />
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,<br />
Ne nous les rendra plus ?</p>
<p>Éternité, néant, passé, sombres abîmes,<br />
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?<br />
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes<br />
Que vous nous ravissez ?</p>
<p>Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !<br />
Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,<br />
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,<br />
Au moins le souvenir !</p>
<p>Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,<br />
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,<br />
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages<br />
Qui pendent sur tes eaux !</p>
<p>Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,<br />
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,<br />
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface<br />
De ses molles clartés !</p>
<p>Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,<br />
Que les parfums légers de ton air embaumé,<br />
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,<br />
Tout dise : &laquo;&nbsp;Ils ont aimé !&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Alphonse de Lamartine | 1790 &#8211; 1869</strong></p>
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		<title>L&#8217;automne</title>
		<link>http://www.poeme.pro/poeme/lautomne/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 15:17:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poème]]></category>
		<category><![CDATA[Alphonse de Lamartine]]></category>

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		<description><![CDATA[Salut, bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! 
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature 
Convient à la douleur et plaît à mes regards.
[...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Salut, bois couronnés d&#8217;un reste de verdure !<br />
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !<br />
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature<br />
Convient à la douleur et plaît à mes regards.</p>
<p>Je suis d&#8217;un pas rêveur le sentier solitaire ;<br />
J&#8217;aime à revoir encor, pour la dernière fois,<br />
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière<br />
Perce à peine à mes pieds l&#8217;obscurité des bois !</p>
<p>Oui, dans ces jours d&#8217;automne où la nature expire,<br />
A ses regards voilés, je trouve plus d&#8217;attraits ;<br />
C&#8217;est l&#8217;adieu d&#8217;un ami, c&#8217;est le dernier sourire<br />
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais.</p>
<p>Ainsi, prêt à quitter l&#8217;horizon de la vie,<br />
Pleurant de mes longs jours l&#8217;espoir évanoui,<br />
Je me retourne encore, et d&#8217;un regard d&#8217;envie<br />
Je contemple ses biens dont je n&#8217;ai pas joui.</p>
<p>Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,<br />
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau !<br />
L&#8217;air est si parfumé ! la lumière est si pure !<br />
Aux regards d&#8217;un mourant le soleil est si beau !</p>
<p>Je voudrais maintenant vider jusqu&#8217;à la lie<br />
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !<br />
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,<br />
Peut-être restait-il une goutte de miel?</p>
<p>Peut-être l&#8217;avenir me gardait-il encore<br />
Un retour de bonheur dont l&#8217;espoir est perdu?<br />
Peut-être dans la foule, une âme que j&#8217;ignore<br />
Aurait compris mon âme, et m&#8217;aurait répondu !&#8230;</p>
<p>La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyre ;<br />
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux :<br />
Moi, je meurs ; et mon âme, au moment qu&#8217;elle expire<br />
S&#8217;exhale comme un son triste et mélodieux.</p>
<p><strong>Alphonse de Lamartine | 1790 &#8211; 1869</strong></p>
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		<title>Milly ou la terre natale</title>
		<link>http://www.poeme.pro/poeme/milly-ou-la-terre-natale/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 09:05:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poème]]></category>
		<category><![CDATA[Alphonse de Lamartine]]></category>

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		<description><![CDATA[Pourquoi le prononcer ce nom, de la patrie ? 
Dans son brillant exil mon coeur en a frémi ; 
Il résonne de loin dans mon âme attendrie, 
Comme les pas connus ou la voix d'un ami.
[...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi le prononcer ce nom, de la patrie ?<br />
Dans son brillant exil mon coeur en a frémi ;<br />
Il résonne de loin dans mon âme attendrie,<br />
Comme les pas connus ou la voix d&#8217;un ami.</p>
<p>Montagnes que voilait le brouillard de l&#8217;automne,<br />
Vallons que tapissait le givre du matin,<br />
Saules dont l&#8217;émondeur effeuillait la couronne,<br />
Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,</p>
<p>Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide,<br />
Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour<br />
Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide,<br />
Et, leur urne à la main, s&#8217;entretenaient du jour,</p>
<p>Chaumière où du foyer étincelait la flamme,<br />
Toit que le pèlerin aimait à voir fumer,<br />
Objets inanimés, avez-vous donc une âme<br />
Qui s&#8217;attache à notre âme et la force d&#8217;aimer?</p>
<p>(Fragment)</p>
<p><strong>Alphonse de Lamartine | 1790 &#8211; 1869</strong></p>
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